dimanche 22 avril 2018

Leçons de lumière: "Le Lambeau" de Philippe Lançon


Le Lambeau de Philippe Lançon est un livre captivant, et sans doute faut-il prendre ce terme – « captivant » – au sens littéral : il fait de nous un captif, autrement dit nous permet, en ombre, d’accompagner l’auteur dans la prison de sa mise à l’écart, dans ce qui semble à première vue relever de l’enfer ou des limbes – les chambres d’hôpital, les blocs opératoires – des lieux qu'il parvient très vite à changer en sas de survie, en étapes quasi initiatiques – oui, il y a quelque chose de chamanique dans la traversée des espérances auquel nous convie l’auteur. Car c’est bel et bien d’un écartement dont il est acteur et témoin. C’est en écarté de la vie qu’il parle, ou plutôt écrit, sous nos yeux. Le fait que, physiquement, la parole lui soit longtemps interdite – impossible – a pour effet que son écriture avance comme enchâssée dans un silence, entretenant avec ce silence un dialogue vertigineux.

Les raisons pour lesquelles, par ailleurs, son livre nous captive ne doivent pas prêter à confusion. Le Lambeau n’est pas un miracle de lucidité parce qu’il s’attache à rendre la densité et la diversité des douleurs : aucune écriture ne peut restituer la douleur physique dans sa profondeur, son flux et son reflux, même si Lançon sait parler magnifiquement de son acceptation, de la domestication de la douleur. Lançon ne cherche pas à décrire la douleur physique, à la rendre palpable. C’est l’invisible de la douleur, pour ainsi dire sa doublure, qui l’intéresse. Son principe incontournable : la douleur comme un trou, autour duquel l’esprit tourne, contre lequel le corps se débat, en perpétuelle aspiration, mais aussi, mais donc, et c’est là un des exploits du livre, en incessant mouvement. Ce que magnétise la douleur doit être nommé à l’instant de sa dissolution. Le souvenir est la force contraire qui résiste au trou, alors même que ce dernier cherche à confondre et annihiler les instants du passé.

Le Lambeau ne tire pas non plus sa puissance de sa pertinence politique, d’une analyse aiguë du drame dont il est issu : Lançon parle peu du terrorisme, de la terreur djihadiste. La terreur, il la nomme « l’horreur » – celle que marmonnait et répétait un certain Kurz, au cœur des ténèbres. Mis au ban des vivants par l’attentat, il préfère à la hantise du réel le devoir de hanter ce monde parallèle qu’est la reconstruction de soi. Le Lambeau ne tire pas non plus sa cuisante beauté d’un travail de dignité à vocation complaisante. Lançon est plutôt du côté de Proust, qui progresse vers un dénouement d’où il lui sera permis d’initier, transformé, cette progression. Du côté de Kafka, et de drôle de cancrelat qui devra bien se retourner, une fois, une fois encore.

J’ai utilisé plus haut le terme de lucidité, et il est vrai qu’au sein de l’obscurité où a été jeté Lançon, la lumière est devenue une question de survie. Car Lançon doit, pour survivre, non seulement éclairer ces zones où il redoute de se perdre – où il sait que quelque chose – lui, son moi d’avant – a été perdu, détruit, mais leur permettre de réfléchir – là encore au sens littéral –  celui qui désormais les raconte. Pour être à nouveau, il lui faut re-devenir. Non pas seulement jouer les Orphée ou s’imaginer Eurydice, mais être à la fois Orphée et Eurydice. Qu’on comprenne bien ce qui s’est passé : tous les liens d’avec le monde, ou presque, ont été tranchés, et il ne s’agit pas, je crois, pour Lançon de les reprendre un à un, de leur imposer une factice cicatrisation. Le temps, nous dit Lançon, a été pour lui "suspendu". Le travail à accomplir est donc peut-être avant tout gravitationnel  – retrouver le bon poids pour de nouveau rétablir le contact avec le sol. Tester les attractions restantes pour doser les forces d'équilibre. Parce qu’en partie détruite, sa bouche se voit assigner une tâche de création; bouche d'ombre, dira-t-on, mais Lançon n'invoque pas Hugo, et l'on pense davantage ici à la phrase de Rimbaud: "Voilà le mouchoir de dégoût qu'on m'a enfoncé dans la bouche" (Lettre à Paul Demeny, datée du 28 août 1871). Non pour pouvoir un jour répéter ce que disait cette bouche, mais pour apprendre à articuler autre chose. Hors de question pour Lançon d’éprouver la grâce d’une renaissance, de resurgir de l’abîme où l’a plongé l’attentat. Une implacable réévalutation : tel est ce qui l’attend, le tend, l’oblige et le sous-tend.

Accompagné de Proust, Kafka et Mann, mais aussi de Gongora, Baudelaire et quelques autres, armé d’un humour destiné à battre en brèche toute tentation compassionnelle, Lançon s’avance à tâtons dans l’inquiétante grotte de Chauvet qu’est désormais pour lui sa réalité. Ombres, traces, parfums, sensations, textures : il lui faut, à même les correspondances baudelairiennes ayant survécu au trauma, ré-initialiser ses liens avec la vie. Si, comme il l’écrit et le répète, il n’est plus lui-même, que faire des mille éclats de cette mosaïque passée qui, à tout instant, reviennent briller dans sa pensée,  secouer son corps, au risque de l’empêcher de cicatriser ? Comment recommencer à être autre ? La question semble blessée mais inévitable.

Le Lambeau, qui semble emprunter l’extrême précision de ses introspections à la magie chirurgicale, n’a jamais la froideur d’un bloc opératoire, sans doute parce que Lançon y introduit cet élément – salvateur ? indispensable ? – qu’est la musique, de même qu’il libère la musique de Bach au sein même de l’hôpital. Plutôt que les « leçons de ténèbres » d’un Couperin – auxquelles on aurait pu s’attendre –, ce sont les leçons de lumière de Bach – une lumière intérieure – qui viennent ré-innerver ici la vie. La musique, bien sûr, est celle aussi de la langue, celle de l’écriture, qui procède par fugues, ou s'ouvre aux variations du jazz, une écriture qui ne lâche rien qu’elle ne reprenne avec plus d’intensité, n’exhausse rien qu’elle n’ait auparavant traîné dans l’ombre.

Lucidité ::: transparence. Alors même que l’auteur se voit contraint à une forme de nuit incommunicable, il fait le pari de cette fameuse « transverbération » qu’évoquait Proust, de ce « transpercement » dont il est à la fois la victime et le héraut. Qu'il soit parvenu à arracher, molécule après molécule mais avec une fluidité aussi savante, et une légèreté aussi tenue, autant de chair chantante à la nuit défigurée qui avait tenté de l'engloutir, est prodigieux. Son Lambeau est le contraire d’un tombeau.

__________________

Philippe Lançon, Le Lambeau, éd. Gallimard

jeudi 19 avril 2018

En corps brûlant dans les casernes (2)

Suite et fin du texte figurant dans le carnet vert à petits carreaux ayant appartenu à un engagé, tel quel, avec ses particularités orthographiques…

… et soudain alors je sentis quelque chose de raide, s'appuyer sur ma fente, elle me mit dans un état de surexcitation exterieur, mes cuisses, mes fesses, mes nerds, mes seins se dressaient fermes et pointus, je faisais tout remuer. Tout à coup, je me sentis transpercé, je ressentie une vive douleur suivit aussitôt d'une jouissance pour moi jusque là inconnue. La chose raide est longue était entièrement dans ma fente et avait un mouvement de va et vient sous ses chatouillements j'éprouvais une jouissance impossible à décrire mon sang bouillait dans mes veines le plaisait faisait raidir mes jambes et tous mes membres. Je sentis bientôt que je ne pouvais plus suporter cette jouissance extreme qui augmentait sans cesse et je n'osais pas lui dire de cesser. Lorsque je le vis souffler j'ai cru que c'était fini mais je me trompais reprenant haleine il me prit une fesse dans chaque main et continua à me chatouiller en me prenant plus fortement je croisais les jambes et le tenais enlassé et serré comme dans un étau d'un coup, d'un coup mon mari me renversa en me prenant bruquement plus fort à presque m'étouffer. il poussait de petits soupirs pendant que son membre raide et gros augmentait dans ma fente. Un frisson me parcouru dans tout le corps et je me sentie en même temps inondé par le liquide brulant et abondant on aurait dit que ce liquide me passait dans tout le corps et dans la moelle des os. Je crus un moment que mon âme allait se détraquer mes os craquaient, et je ne peux plus remuer. Je fis un bond pour me dégager mais lui me tenait et me serait contre lui je voulu lui demander grace mais je pleurais de plaisir je n'en pouvais plus je me sentais suffoquée et je m'évanouie. L'orsque je rouvris les yeux mon mari accoudé sur le traversin me demanda si je ne souffrais plus et si j'étais heureuse. Je lui repondis par un long baiser. Il recommença ses caresses et tout mon corps en fremit C'était le jour le plus beau de ma vie à une heure du matin pendant que mon mari couché sur le dos je plongeais dans un inlassable bonheur. Je voulais savoir comment était fait son membre long et gros et après l'avoir examiné je me suis mise à la sucer ce que l'on appéle m'a t'il dit un pompier. Ensuite je m'endormis dans ses bras avec tout mon bonheur. Si un jour tu veux connaître fait le moi savoir. J'insisterai auprès de mon mari pour qu'il te rende ce petit service
Bien Amicalement

mercredi 18 avril 2018

Sonatine: 10 ans déjà !



Si vous croyez encore que les enfants sont innocents, il va falloir réviser votre jugement. Jesse le héros est puissant, malsain, dérangeant, fascinant. En un mot : exceptionnel.

lundi 9 avril 2018

En corps brûlant dans les casernes (1)

Trouvé dimanche, dans un vide-grenier, à Wassy, un carnet vert, à petits carreaux, ayant appartenu à un un engagé, datant vraisemblablement des années 50, dont seules les seize premières pages ont été utilisées, débutant par l'avertissement suivant: "N'ouvrez pas ce cahier, il n'est pas pour vous, vous le comprendriez pas de la même façon qu'il a été écrit…" Le carnet commence par des "vérités sur les gradés", en vers libres mais rimés, puis viennent "quelques mots glanés ça et là dans les chiottes" ("Ici, comme à l'étranger, / On n'entre pas sans papier"), des "pensées du jour", des "vérités", des "prières", et enfin, une "lettre à une amie" après sa nuit de noces, que voici, avec ses particularités orthographiques et son rythme soutenu…

Chère amie,
Je t'avais promise de te raconter avec tous les détails ma première nuit de noce. Je me rends à ma promesse en passant sous silence les préparatifs insignifiants pour arriver à mon sujet.
J'étais couché depuis une minute, et j'attendais avec impatience. Lorsque mon mari rentra dans ma chambre sans frapper. Il vint à moi après m'avoir embrassée sur les lèvres, il me demanda s'il pouvait prendre place à mes côtés. Il me le demanda si gentiment que je lui dit aussitôt avec empressement Oui. Pour récompense il me donna encore un baiser. Quelques instants après il se glissait dans les draps prés de moi A peine couché, il m'attira à lui et me couvrit de baisers sur la bouche en m'appelant sa petite femme chérie Son amour encouragé par ma patience, et ma complaisance il m'embrassa sur les seins, ce qui me donna des petits frissons   En même temps sa main droite glissa sous ma chemise et sentant en bas du ventre Il me gratta les poils que nous avons autour de la fente Par tous ses chatouillements, je me sentie envahie d'une chaleur neuve. J'éprouvais les plus vifs désirs à me sentir carrressée, sans trop savoir pour qui je tremblais d'émotion. Gigotant mes seins ses lèvres prirent leur place sur les miennes Il me demanda ma langue, et il l'a prit dans sa bouche et la suça avec plaisirs Mon corps devint brulant il se rapprocha de plus en plus de moi et je sentis qu'il passa une jambe entre les miennes, puis d'une main il ecarta mes cuisses, il revint de suite regratter les poils, puis il se coucha sur moi et me passa sa deuxième jambe, et soudain alors je sentis quelque chose de —

[A suivre…]

vendredi 23 mars 2018

L'écho des savates: touche pas à mon Tillinac !

J’étais loin de me douter, en écrivant mon « feuilleton » du Monde des Livres, consacré à Caractériel, le dernier livre paru de Denis Tillinac, que ma critique – négative, méchante, et moqueuse, mais fondée néanmoins sur des faits réels ayant vraiment existé, comme par exemple le style de l’auteur – en agacerait à ce point certains. Mais surtout je n’avais pas réfléchi à qui seraient ces « certains ».

Bon passe encore que Eric Neuhoff n’ait pas apprécié mon papier. Proche de Tillinac, il a en outre été lui aussi la cible du Monde des Livres, quand Eric Chevillard, qui tenait alors le feuilleton, avait éreinté son roman Mufle. On peut être de droite et rancunier. Mais ce n’est pas que le fait que Neuhoff ait détesté ma critique qui me surprend, mais le fait qu’il fasse de son mécontentement un… article ! Un article sur un article !!! Dans un blog, passe encore, mais dans Le Figaro. A ce rythme, on finira par écrire des articles sur des articles sur des articles sur des articles… Tsss. Bon, Neuhoff se permet par ailleurs une petite remarque sur mon faciès, trouvant que, par ce qu’il est « barbu » et « crâne rasé », le « nommé Claro » ressemble à « ces cuisiniers qui pullulent dans le XXème arrondissement ». Là, j’avoue que je ne suis plus du tout. Neuhoff aurait-il eu une expérience désastreuse dans un restau bobo de Gambetta, à la suite de quoi il m’en voudrait de ressembler au chef qui lui a servi un tournedos trop cuit et des morilles pas fraîches ? Ce cuisinier barbu et rasé était-il au moins français de souche ? Mystère. Ce doit être une nouvelle forme de critique capillaro-littéraire dont j’ignore tout. Un poil déplacé, si je puis dire.

Non, ce qui est intéressant, politiquement parlant, c’est que deux autres « organes » ont également, aussitôt et très violemment, réagi à ma critique. Tout d’abord le site Riposte Laïque, un site d’extrême droite, qui me reproche d’avoir pondu une exécution « en bon toutou macoute » (oh, un jeu de mot rigolo !), d’avoir écrit une « critique agressive des auteurs français », bref, « un « tabassage par haine idéologique ». Puis c’est au tour du quotidien lui aussi d’extrême droite, Présent, qui me traite de « ver de terre » et de « crado », ce qui change un peu, cela dit, du « petit prof » dont m’affuble Neuhoff. (Maintenant, libre à vous d’imaginer un verre de terre chauve brandissant une machette…)

Alors évidemment, je me pose deux questions. La première : Pourquoi le fait de descendre en flèche un livre de Denis Tillinac déclenche-t-il des petits missiles venant à la fois du Figaro et de la presse d’extrême droite ? La seconde : Pourquoi ma première question est-elle purement rhétorique ? Je vais finir par croire que le style est une question politique…


jeudi 22 mars 2018

Tu ne bougeras pas

(Jean Seignemartin - Scène orientale, Odalisque, 1875)
Avec La femme à modeler, court récit d'une quarantaine de pages paru en 2012, Émilie de Turckheim se concentre sur un plaisir immobile, celui éprouvé à poser. Retranscrire son expérience de modèle était risqué: "poser", comme elle le rappelle d'emblée, est ici intransitif, difficile donc de dire ce qui passe, et selon quelles modalités.

C'est un dispositif qui le plus souvent a été décrit du côté du peintre, de l'homme plus précisément, par exemple chez Balzac, Musset, Gautier. Pourtant, c'est le corps féminin qui est, le plus souvent là aussi, convoqué, et ce dans un rôle si particulier qu'il convient d'en délimiter le plus précisément possible l'exposition. Donner à voir mais dans le contrôle de l'abandon. Un acte qui aurait pourtant à voir avec l'amour?
"J'ai vingt ans. J'ai déjà fait l'amour mais pas cet amour sans geste et gracieux. Un amour en pleine immobilité sexuelle."
La première fois où l'on pose: moment initiatique. Décrire l'arrivée, la gêne, l'ignorance, les termes de la tractation ("l'instant où le peintre tend les billets crus"), l'indication de la pose ("les angles de mon corps passé à la moissonneuse de la géométrie")… D'un côté les pinceaux qu'on prépare, de l'autres les habits qui tombent. Rituel. Conditions d'appropriation. C'est, pour l'auteur, l'occasion inédite d'un apprentissage, entre émoi et humour, déprise de soi et réinvention du sexe.
"Il faudra beaucoup de peintes pour […] que je laisse mon corps tranquille, insouciant et vautré, endormi brutalement, riant bouche déboitée, lové dans l'air rouge de l'atelier, érotique dans son battement, sa fatigue et sa parfaite imperfection."
Devenue un temps "idéale gargouille", la femme modelée laisse vaguer ses pensées, voyage dans les plis de ses craintes, s'amuse à fantasmer le réel réduit à un affrontement. Le regard du peintre, ou plus tard celui des étudiants, est foule, il cadre et recadre, déforme, dénature, réinvente:
"Trente cœurs me voient. Je suis irréconciliable."


_____________
Émilie de Turckheim, La femme à modeler, Naïve, 2012

Note:
Du même auteur,
paru récemment aux éditions Héloïse d'Ormesson:
L'enlèvement des Sabines
(cf. ma critique dans Le Monde des Livres du 1/03/2018)

mercredi 21 mars 2018

Traduction, piège à Macron

On le sait (ou pas): l'obsession des prix littéraires est ce petit sapin rabougri aux odeurs de cercueil qui cache la forêt des invisibles vivaces. Ainsi, il a été question il y a peu d'un "nouveau" prix de la traduction, mais qui, à la différence suppose-t-on des autres déjà existants, serait, lui, "grand". Un "grand prix de la traduction", pour célébrer en grandes pompes cette activité inégalement rémunérée qui n'intéresse globalement que les personnes concernées (et encore). Le président Emmanuel Macron, dont on ne saurait remettre en cause la passion pour la culture puisqu'il a déposé un crayon sur la dépouille d'un académicien, avait donc promis en fanfare de marquer le coup. Une date avait même été avancée: en mars, pendant Livre Paris, au vu et au su de toutes les personnes venues arpenter la plus grande librairie payante de France.

Mais bon, le problème, c'est qu'il aurait fallu s'en occuper de ce prix ! Organiser un truc, établir des listes, trouver des experts, imaginer une récompense (un crayon du poids du lauréat? une plume qui ait de l'aplomb?), etc. Trop fatiguant sans doute, et puis c'est quand même plus classe de snober tous les écrivains russes invités, non? Bref, que dalle. L'annonce se suffisait à soi-même, apparemment. Un bon coup de clairon vaut mieux qu'une charge au clair.

Mais qu'on se rassure (ou pas). Ce "grand prix" aura finalement lieu, nous assure le Royaume de Valois. Courant 2018. Ouf. On a hâte de connaître la date. Je propose qu'on fasse ça le 30 septembre, puisque c'est la saint Jérôme, patron des traducteurs. Bernard Pivot et François Busnel accepteront d'en être les parrains, ça va de soi. Douglas Kennedy, le plus grand écrivain américain vivant, le décernera. Laurent Ruquier invitera le lauréat à son émission en même temps que quelqu'un d'un peu plus connu. Le lauréat aura droit à une accolade, une visite sous la Coupole ainsi qu'à un séjour à Eurodisney. Et, cerise sur la gâteau, l'heureux récipiendaire du prix ne subira pas la hausse de la CSG. (Ah, zut, on m'informe que cette dernière faveur n'est pas possible. Bon, tant pis.)